Plus la fameuse conférence de Copenhague approche, plus tout espoir de changement est à remiser au fin fond du placard. Oui, vous savez le magnifique Obama, celui qui a eu le prix nobel de paix en étant engagé dans deux guerres interminables, ne va encore pas s'affirmer comme un grand homme d'Etat, non il va juste être un piteux président pliant devant les lobbies polluants. Les chinois, par leur impérialisme sous-jacent, ne veulent rien entendre non plus. Et pourtant, la richesse qu'ils ont commencés à accumuler pourraient leur servir à investir dans plus de verdure. Dommage. Bon, européens bougeons nous. c'est peut être là la seule qualité du nabot d'essayer de mettre en place une politique legerement verte. Mais bon, encore une fois la soif mercantile d'accumulation de quelques richesses supplémentaires dont on ne sait même plus profiter plutôt que se priver un peu, histoire de pouvoir regarder quelques beaux paysages.
Il me semble effarant de ne pas avoir cette préoccupation là. Essayer de limiter ses déplacements motorisés, recycler, essayer de changer un peu ses comportements ... Il est tellement facile de se donner bonne conscience en changeant juste un peu, nos comportements ne sont pas des barrières, il faut juste adapter à un peu moins d'égoisme, un peu plus de responsabilité.
Politiquement, il me semble qu'avoir une démarche écologique, c'est être de gauche. C'est ne pas se précipiter sur ce que l'on peut prendre, ce n'est pas se gaver d'inutilités. Mais c'est partager une richesse, le monde, la terre, dont on ne peut donner un prix. Et pourtant la valeur est largement reconnue. C'est une des clefs pour le PS et la gauche pour faire la politique de demain, s'unir autour de l'idée de préservation, autour de la notion de respect. Penser à la planète implique de délaisser quelquepeu (il n'est pas non plus question de ne plus penser à soi) aux autres et aux conséquences de notre comportement sur les autres. Du fait que l'on vit en société, on ne peut agir comme si personne ne nous entourait. Bref, écologie et socialisme sont indiscutablement liés et ils seraient bons que certains l'entendent. Par contre, la croissance verte ne me convainc pas. Je ne pense pas qu'il faut garder la même idéologie de la croissance à l'heure du défi écologique. Une croissance, peut être, mais légère, tranquille, proche de la nullité. Mieux vaut redistribuer.
Encore une fois, il y a la théorie, les idéaux, et sa propre action. Je n'en suis pas là, j'essaie. De plus, il faut que l'Etat soit l'instigateur du changement, l'homme seul n'est bon qu'à chercher à ruser et à echapper au changement si on ne lui impose pas. Mais il me semble que je ne serais pas contre un peu moins de mes richesses si on arrivait à protéger le monde de manière plus forte.

Pensons à lui !



